Le 17 avril dernier, près de 200 opposants au projet de serre géante se sont rassemblés à Montreuil sur Mer pour redire « non à Tropicalia ». Karima Delli, tête de liste de l’union de la gauche et des écologistes Pour le Climat, Pour l’Emploi était présente aux côtés notamment de Marine Tondelier, élue EELV au Conseil Municipal d’Hénin-Beaumont et d’Alexandre Cousin, candidat EELV dans le Pas-de-Calais.

À l'initiative du collectif Non à Tropicalia, qui regroupe 38 associations, cette troisième mobilisation avait pour but de rappeler le non-sens écologique que constitue l’implantation de ce zoo tropical géant. Sous couvert d’une démarche de sensibilisation écologique, Tropicalia est en réalité un pari financier, un emblème des grands projets inutiles, du capitalisme vert et d’une vision à court terme pour l’attractivité et l’emploi précaire.

Tropicalia et les infrastructures nécessaires à sa desserte contribueront à l’artificialisation de terres agraires et à une massification du tourisme, dont on connaît l’impact sur les émissions de gaz à effet de serre, dans le but inepte de substituer à une biodiversité déjà très riche une biodiversité d’importation : des milliers d’animaux et d’insectes captifs, à des milliers de kilomètres de leur habitat naturel.

La liste Pour le Climat, Pour l’Emploi s’oppose à l’attribution d’une subvention régionale à Tropicalia et de façon générale à ces grands projets inutiles qui n’apportent que des réponses de court terme aux problématiques locales d’emploi. Le zéro artificialisation nette des sols fait également partie des mesures portées par notre liste d’union de la gauche et des écologistes.